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Dernière modification : 7 novembre 2017

Après Babel, traduire

MuCEM

  Sommaire  

 Autour de l’exposition

 

Les intraduisibles des trois monothéismes : Dieu, le livre, l’autre

Table ronde - 16 décembre 2016 - 18h

Table ronde Paris déc. 2016Table ronde Marseille oct. 2017 |

 

Avec Barbara Cassin (CNRS, labex TransferS et commissaire de l’exposition « Après Babel, traduire »), Ali Benmakhlouf (U. de Paris Est-Créteil), Souleymane Bachir Diagne (U. de Columbia), Yael Fisch (U. de Tel Aviv), Claudine Korall (Levant Foundation), Assaf Tamari (U. de Tel Aviv) ; Benoît Vermander (U. Fudan de Shanghai), Hent De Vries (U. de Baltimore).
En partenariat avec le labex TransferS (CNRS - ENS- Collège de France) et l’Université de Recherche Paris Sciences et Lettres

Cette table ronde invitera à explorer quelques termes-clefs choisis dans l’hébreu et l’araméen de la Torah, le grec et le latin de la Bible, l’arabe du Coran, pour réfléchir ensemble à la manière dont on désigne chaque livre en sa ou ses langues ; à celle dont on nomme Dieu ; et enfin, dont on fait le partage entre un dedans et un dehors. Cet angle d’attaque, les langues, s’impose d’autant plus que chacun des trois livres se pose, d’une manière ou d’une autre, comme « révélé » dans un lien organique avec une langue, et susceptible ou non de traduction. Dans une société mondialisée où s’affrontent les fondamentalismes, l’une des tâches essentielles est de compliquer l’universel. Un bon moyen pour le faire est la lecture comparée des textes sacrés à partir des langues dans lesquelles ils sont écrits.

La table ronde viendra clore les deux journées de travaux du workshop international « Les intraduisibles des trois monothéismes » pour en restituer les résultats auprès du public.

 

 

Présentation de l’exposition

Organisé par la Société des amis du Mucem - 17 décembre 2016 - 14h30

Par Barbara Cassin

La traduction est l’un des grands enjeux culturels et sociétaux de ce monde global, devenu le nôtre. Plutôt que de se satisfaire d’une communication rapide dans une langue elle aussi globalisée, il s’agit de permettre, par la traduction et à partir de leurs différences, le passage d’une langue à l’autre, d’une culture à l’autre. En faisant ainsi se rencontrer différentes visions du monde, on se donne aussi un modèle pour une citoyenneté d’aujourd’hui. Partant de Babel, en se demandant si le mythe fut une malédiction ou une chance, l’exposition donne à voir, à penser et à voyager dans cet entre-deux qu’est la traduction. Le propos est soutenu par des documents et des textes, par des oeuvres et des installations propres à manifester de façon spectaculaire les jeux et les enjeux de la traduction.

La conférence permettra d’expliciter ces enjeux et de mettre en évidence les liens consubstantiels qu’ils entretiennent avec les questions brûlantes de nos sociétés.

 

Temps fort

Dans le sillage de l’exposition Après Babel, traduire, le Mucem propose un temps fort conçu autour de cinq grands entretiens avec des intellectuels internationaux menés par des étudiants de Sciences Po Aix (avec la participation de lycéens marseillais). Deux thèmes majeurs ont été définis, en écho à l’exposition et aux concepts explorés par sa commissaire, la philosophe Barbara Cassin : « Traduire la parole de Dieu » (les 25, 26 et 27 janvier) et « Savoir-faire avec les différences » (les 2 et 3 février). Une programmation cinéma (le week-end des 4 et 5 février) complète le dispositif.

À noter :

  • Vendredi 27 janvier à 19h : « Traduire la parole de Dieu : autour de l’Islam », avec Souleymane Bachir Diagne
  • La « parole de Dieu », révélée au prophète Mohammed pour constituer ce qui deviendra un livre sacré, le Coran, peut-elle être traduite ? A partir de son histoire africaine, et de l’exemple de la traduction du Coran en wolof, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne ouvre des perspectives passionnantes et questionne cette « aventure ambiguë » que soulève la traduction de la parole de Dieu en Islam.

 

  • Vendredi 3 février à 19h : « Savoir-faire avec les différences : ma part de l’autre », avec Magyd Cherfi et Barbara Cassin
  • Si traduire est par excellence un « savoir-faire avec les différences », en quoi la traduction constitue-t-elle un bon modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui ? Rencontre avec Barbara Cassin (commissaire de l’exposition) et Magyd Cherfi (chanteur de Zebda, qui a récemment signé l’ouvrage Ma part de Gaulois) : alors que les débats sur l’identité nationale et l’intégration soulèvent de vives controverses, ils nous diront pourquoi la traduction - passage d’une langue à une autre - c’est, aussi, l’apprentissage de l’Autre.

 


  • Toutes les informations sur le site du

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    MuCEM, J4
    7 promenade Robert Laffont

    14/12/2016 - 20/03/2017


décembre 2017 :

novembre 2017 | janvier 2018

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