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Dernière modification : 9 janvier 2017

Transferts culturels 2015-2016

Pays germaniques

 

18 Septembre 2015 / L’Allemagne et la culture persane

Salle Beckett

 

Hamid Tafazoli (Luxembourg) : Transferts culturels, transferts de savoir en Allemagne au 18e siècle : le cas de la Perse

Dans l’histoire culturelle européenne, l’époque moderne est considérée comme le temps des expéditions, de la mobilité et des découvertes. Pour pouvoir être appréhendées par les structures de savoir existantes ou produire elles-mêmes du savoir, ces découvertes demandent à être systématisées et encodées. La singularité du voyage en terre étrangère réside dans le fait que les voyageurs s’approprient la culture étrangère grâce au savoir dont ils disposent et lui font perdre ainsi son caractère étranger. Il est fréquent que des systèmes de savoir existants dans la culture étrangère ne soient pas pris en compte ou soient même ignorés.

La découverte de la Perse par des voyageurs européens (en premier lieu français et allemands) a produit une documentation importante qui montre le rapport avec une culture étrangère et le besoin de la décrire, de l’expliquer et de l’évaluer. L’histoire de ces voyages remonte au 14e siècle, mais c’est au 18e siècle que la Perse est « re »-découverte dans le prolongement de la soif de connaissance née des Lumières. Deux personnalités du 18e siècle ont témoigné un grand intérêt et un vif enthousiasme pour la culture perse : le mathématicien et géographe Carsten Niebuhr, qui a voyagé en Perse, et le penseur Johann Gottfried Herder. Nous défendrons la thèse selon laquelle le caractère étranger de la Perse dans la culture allemande n’est pas tant lié à son éloignement géographique qu’aux modalités de diffusion de sa culture par les structures de savoir du 18e siècle.

 

Mandana Covindassamy (Paris) : « Plût au ciel de nous donner un Saadi allemand ! ». Les traductions allemandes du Golestan de Sa’di.

Traduit en allemand dès le 17e siècle, le Golestan (Jardin de roses) de Sa’di connut une fortune singulière. Bénéficiant d’une large réception dès sa parution, cet ouvrage fut traduit et retraduit dès cette époque au point de compter parmi les classiques de la littérature didactique en langue allemande. C’est ainsi que Herder témoigna en 1792 du lien qu’il entretint depuis ses plus jeunes années avec cet auteur persan, rappelant avoir trouvé en lui un agréable précepteur en matière de morale à même de lui montrer les principes bibliques sous un jour nouveau.

En nous penchant sur les traductions du Golestan depuis le 17e siècle jusqu’au 19e siècle, nous verrons comment elles permettent non seulement de retracer les étapes majeures de l’histoire littéraire allemande, mais aussi de faire état de l’évolution du dialogue entre la Perse et les pays germanophones.

 

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