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Dernière modification : 13 avril 2017

Écrire avant Rome

Marie-Laurence HAACK – AOrOc
Depuis 2014

 

 BEIGE
Base Épigraphique Italie, Gaule, Espagne

Portail Humanités Numériques

Le recensement des inscriptions passe par l’élaboration de la base de données BEIGE (Base Epigraphique Italie, Gaule, Espagne), réalisée en collaboration avec Agnès Tricoche (labex TransferS). Cette base a vocation à permettre le stockage, l’interrogation et l’alimentation des données (supports, contextes de chaque forme d’écriture, connaissance de chaque type d’emplacement, avec des indications sur les écritures et les alphabets utilisés), et bénéficie de l’existence de deux bases de données antérieures :

  • la base EPIPOLES sur les inscriptions funéraires étrusques d’Italie, réalisée sous la direction de Marie-Laurence Haack (Université de Picardie Jules Verne / AOrOc) dans le cadre d’un programme ANR (2005-2009)
  • la base BDD-Ibère sur les inscriptions paléohispaniques dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique et le Sud de la Gaule, réalisée par Coline Ruiz-Darasse (CRNS / Ausonius).

 

Ainsi envisagée, la base de données BEIGE a pour particularité majeure de proposer un recensement centralisé à l’échelle du monde préromain, les autres bases de données existantes se contentant de répertorier les inscriptions d’une langue ou d’une zone particulière.

 

Structure

Pour réaliser la fusion des deux bases de données antérieures, Agnès Tricoche s’est dans un premier temps chargée de la conception, de la structuration et de la réalisation graphique de la nouvelle base BEIGE, ainsi que de l’harmonisation des données et listes de valeurs préexistantes (langues et écritures en particulier) issues des bases originelles. Pour compléter, elle a mené un travail de rationalisation de certaines données (telles que le lieu de découverte, associé à son géoréférencement) et a intégré un important lot d’images, créant pour chacune d’elles un système d’indexation jusqu’ici inexistant.

Modèle conceptuel des données (simplifié) de la base BEIGE - janvier 2015
Modèle conceptuel des données (simplifié) de la base BEIGE - janvier 2015
(Cliquer pour agrandir)
Crédits : A. Tricoche / ANR-10-LABX-0099

 

Données

Grâce à ses possibilités de recherche multicritères, cette base constitue un préalable à l’étude des phénomènes de contact linguistique (et donc du changement, de l’acquisition, de la koinèisation, de l’appropriation), l’étude des processus d’interaction entre contexte social, contexte politique et contexte d’énonciation dans lesquels se produisent ces phénomènes de contact et le rôle du langage dans les structures identitaires collectives. Le classement et l’analyse des informations, ainsi que la prise en compte des noms personnels, des termes ethniques et des toponymes, permettent de présenter des avancées plus précises et mieux documentées de phénomènes comme la variation et la fluidité des contacts, le rôle et la durée des interactions, l’importance des représentations et des attitudes linguistiques qui peuvent influencer les pratiques, éléments auxquels les travaux récents de la sociolinguistique nous invitent à porter attention.

 

Partie étrusque et italique

Flavia Morandini (Post-doctorante Idex Université de Bordeaux, UMR Ausonius)a bénéficié depuis le 1er janvier 2016 de quatre missions pour la relecture, la correction, la vérification des inscriptions enregistrées et l’intégration des inscriptions étrusques publiées récemment. Elle s’est occupée de l’enregistrement de 46 inscriptions étrusques nouvelles, publiées dans les Studi Etruschi LXVII (2014). Chaque fiche comprend au moins deux images : une pour le support, l’autre pour le calque de l’inscription ainsi que les différentes interprétations de lecture proposées. Elle a également fait une relecture systématique des inscriptions de la tombe cai cutu de Pérouse, intégrées suivant la version proposée par Etruskische Texte. Editio minor (2014). Enfin, elle a mis à jour la bibliographie relative à cet ensemble épigraphique. À ce jour (avril 2017), la base contient environ 800 inscriptions étrusques et italiques.

 

Partie ibérique

Coline Ruiz Darasse s’est chargée de la relecture de la partie ibérique de BEIGE. La concordance avec la base de données Hesperia a été systématisée et la vérification et la comparaison des lectures (notamment avec le système duel) a été réalisée au cours de l’été 2016. Elle a mis à jour la bibliographie concernée. À ce jour (avril 2017), le nombre d’inscriptions ibériques est de 1650.

 

Inscriptions ombriennes et sabelliques

À partir du mois de septembre 2016, Edoardo Middei (Université de Roma-Tor Vergata) a été engagé dans le cadre du projet ANR CAECINA pour enregistrer les inscriptions ombriennes et sabelliques. Il a bénéficié d’un contrat entre le 21 novembre et le 9 décembre 2016, qui lui a permis d’étudier une trentaine d’inscriptions et d’en enregistrer une dizaine du Sud du Picenum dans la base BEIGE. Il doit encore ajouter les inscriptions ombriennes, sabines et paléo-sabelliques.

 

Répartition spatiale des inscriptions - février 2017
Répartition spatiale des inscriptions - février 2017
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Hébergée chez Huma-Num, la base de données BEIGE est pour le moment en accès restreint aux chercheurs et utilisateurs directement impliqués dans l’édition et l’enrichissement des données. Une version publique est envisagée, en collaboration avec le pôle Humanités Numériques du labex TransferS.

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