Accueil > Recherche > Professeurs invités > Invités 2016-2017 > Marisa Midori DEAECTO

Dernière modification : 28 avril 2017

Marisa Midori DEAECTO

Université de São Paulo (Brésil)
Invitée de l’IHMC - janvier et février 2017

Marisa Midori DEAECTO - Invitée du labex TransferS - janvier et février 2017

 

 

 

Durant les mois de janvier et février 2017, le labex TransferS et Frédéric Barbier (IHMC) accueillent Marisa Midori DEAECTO, professeur d’histoire à l’Université de São Paulo (Brésil).

 

 Lire et écrire la Révolution française au Brésil au XIXe siècle : le cas de François Guizot

Une première génération d’écrivains de la Révolution française a marqué son temps, jusqu’à la veille de la Monarchie de Juillet. Outre Barnave (1761-1793), dont l’édition posthume sort à peine en 1847, on mentionnera les Considérations sur la Révolution française de Madame de Staël et l’Histoire de la Révolution française de Mignet (1824). La seconde génération est celle de François Guizot (1787-1874), Alphonse de Lamartine (1790-1869), Augustin Thierry (1795-1856), Louis Adolphe Thiers (1797-1877), Jules Michelet (1798-1874) et Alexis de Tocqueville (1805-1859).

Il s’agit d’un ensemble de titres aujourd’hui pratiquement « oubliés » du grand public, voire d’une partie des spécialistes. Pourtant, ce groupe formé d’historiens, penseurs, idéologues et hommes d’État (Guizot, Thiers, Cousin, Rémusat, Royer-Collard, Mignet, Augustin Thierry, Ballanche, Bonald) a eu une présence notable sur la scène politique, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, et cela jusqu’en 1871.

Notre propos est de reprendre ce dossier, à travers notamment l’exemple emblématique de Guizot, sous l’angle des Transferts culturels, et en articulant les apports et les méthodes de l’histoire générale, de l’histoire politique et littéraire, et de l’histoire du livre, le tout dans une perspective transnationale.

C’est ainsi, par exemple, que De la Démocratie en France de Guizot (Brompton, 1849) peut se lire comme une réponse immédiate aux événements qui ont bouleversé, en France, la « stabilité » bourgeoise, à savoir, la chute de Louis Philippe, la prise (provisoire !) du pouvoir par le plus grand nombre, et la victoire de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1848. La politique éditoriale (traduction, etc.) et la diffusion de cet ouvrage dans l’espace francophone, mais aussi à l’étranger et jusqu’aux Amériques, révèle des phénomènes particulièrement intéressants, qu’il s’agisse de la géographie et de la chronologie des transferts, de la « mise en livre » ou encore de la problématique de la réception (Allemagne, Autriche, Espagne, Angleterre, Italie, Pologne, Portugal, Suède…). La réception de Guizot (protestant) au Brésil (catholique) constitue en particulier comme la matrice de processus novateurs, notamment dans le domaine de la presse d’opinion brésilienne, toute nouvelle à l’époque.

> voir le programme des conférences

 


Marisa Midori Deaecto est historienne, professeur à l’Université de São Paulo, Brésil. Chercheur associée au Programme de Post-Graduation en Histoire économique à la Faculté de Philosophie, lettres et sciences humaines. Parmi ses travaux, des livres et des articles portant sur les domaines de l’économie et de la culture, et tout particulièrement sur l’histoire de l’édition et du livre dans le cadre des échanges entre la France et le Brésil. Actuellement, elle insère ses recherches et autres activités dans le « Núcleo do Livro e da Edição » (nele-usp), y compris en tant que rédacteur en chef de la revue livro.


 

novembre 2017 :

octobre 2017 | décembre 2017

haut de page