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Dernière modification : 14 mars 2018

Atelier Digit_Hum 2016

Journée d’études

  Sommaire  

 Résumés

 

 

bibnum

Les bibliothèques numériques : terrain d’innovation permanente
Par Matthieu Bonicel (Responsable de l’innovation à la direction générale de la BnF)

Les bibliothèques numériques, qui ont fait leur apparition il y a à peine plus d’une vingtaine d’années, sont progressivement devenues un enjeu majeur de la refonte des services offerts par les bibliothèques à leurs usagers, sur place et à distance. Paradoxalement, il s’agit encore d’un univers peu standardisé, très contrasté en termes de volume et de fonctionnalités, mais qui a en revanche permis d’étendre de manière considérable l’expérimentation et la coopération à l’échelle nationale et internationale.
Si l’enjeu d’augmenter sans cesse le nombre de documents et de fonctionnalités disponibles sur les sites propres des institutions demeure important, le dépassement d’une “masse critique” il y a quelques années a encouragé les bibliothécaires à se tourner vers l’interopérabilité et l’export de données et de contenus. Cette nouvelle donne permet aujourd’hui d’envisager des projets à large échelle, où les bibliothécaires, comme professionnels de l’information et de sa normalisation, doivent prendre toute leur place.

 

PSLExplore

Les projets de bibliothèques numériques et les solutions proposées par PSL research university
Par Hélène Chaudoreille, Isabelle Boudet et Laurent Aucher (Pôle ressources et savoirs de PSL)

Le développement de la politique éditoriale de PSL-Explore et le lancement d’appels à projets « ressources et savoirs » en 2015 et 2016, ainsi que la préexistence de plusieurs bibliothèques numériques dans le périmètre, ont déclenché la réflexion puis la mise en œuvre par PSL d’une solution de bibliothèque numérique mutualisée.
Constatant la présence majoritaire de la solution Omeka, y compris dans certains laboratoires, corroborée par l’analyse des diverses solutions techniques disponibles menée par la bibliothèque de l’Observatoire, PSL a fait le choix d’Omeka, logiciel libre développé par le Roy Rosenzweig Center for History and New Media de l’Université George Mason aux États-Unis, dans sa version S (pour sémantique).
Le fonctionnement consortial d’Omeka-S permettra à PSL de proposer aux bibliothèques, aux musées et aux chercheurs de mettre en œuvre de façon autonome leurs projets de bibliothèques, photothèques, collections ou corpus numériques, en bénéficiant d’une gestion technique et d’un support centralisés.
Il s’agira ici de présenter un panorama de l’existant, des évolutions attendues et des nouveaux projets en cours de développement.

 

omeka

Mutualisation des compétences à travers un réseau d’utilisateurs OMEKA
Par Richard Walter (ITEM)

Pour les besoins de gestion de bibliothèque et d’édition numériques, la plate-forme Omeka est de plus en plus utilisée. En France comme ailleurs, des bibliothèques universitaires, des laboratoires, des projets de recherche l’utilisent pour la publication et la valorisation de leurs fonds et de leurs corpus.
Omeka est au croisement de différents besoins : système de gestion de contenus (CMS), gestion de collections et gestion d’archives numériques. Les utilisations d’Omeka sont très différenciées selon les corpus et les besoins. Beaucoup de projets développent des adaptations et des extensions à la plate-forme qui peuvent intéresser d’autres projets.
Dans le cadre du labex TransferS, des ateliers « geek » ont été organisés pour partager les compétences et mutualiser les développements du logiciel.
Une journée d’études a été organisée le 13 juin 2016 dans le cadre de PSL sur les « nouveaux usages d’édition et de valorisation des fonds, archives et corpus scientifiques » avec Omeka. Un des enseignements principaux a été la nécessité de fédérer les expériences et les compétences au sein d’un réseau francophone et interdisciplinaire à construire.
Nous présenterons ces deux démarches et à partir de celles-ci un projet de mise en réseau autour d’Omeka.

 

BibENS

Projet de transcription et d’édition en ligne de notes de cours de l’ENS
Par Charlotte Dessaint (Bibliothèque d’Ulm)

La bibliothèque Ulm-Lettres se lance dans les humanités numériques !
Depuis 2013, le réseau des bibliothèques de l’École normale supérieure est engagé dans un projet de bibliothèque numérique scientifique visant à mettre à disposition du public les fonds rares et remarquables dont elles sont détentrices. Parmi ceux-ci figurent 80 000 pages de notes de cours professés à l’ENS ou dispensés par des professeurs de l’ENS dans d’autres grands établissements, couvrant l’ensemble des disciplines, des humanités aux sciences exactes et expérimentales.
Le traitement d’un corpus de 13 de ces notes de cours sera assuré grâce à une collaboration entre l’École nationale des chartes, l’Institut des textes et Manuscrits modernes (ITEM, CNRS/ENS) et la bibliothèque d’Ulm (ENS) qui rassemblent les compétences nécessaires en matière de traitement des archives, des données numériques et d’organisation des schémas pour leur diffusion. Ce projet, financé grâce au programme Arts et Humanités numériques PSL 2015, se distingue par sa forte transversalité et entend questionner les usages et les applications de la TEI à la spécificité des documents sélectionnés et explorer les possibilités qu’offre le logiciel Omeka pour une diffusion numérique la plus large et la plus pertinente possible.

 

Monet

Les bibliothèques d’artistes : Claude Monet
Par Félicie de Maupeou (labex Les passés dans le présent, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

Au sein de l’axe « Images dialectiques, musées imaginaires, musées virtuels », conduit au labex Les passés dans le présent de l’université Paris Ouest, nous menons un projet sur les bibliothèques d’artistes qui s’inscrit à la fois dans les problématiques de la recherche en histoires de l’art et dans celles des humanités numériques. Cette recherche prolonge une publication sur la bibliothèque de Monet (Le Men, de Maupeou, Maingon, Citadelles et Mazenod, 2013) qui est toujours conservée dans la maison de l’artiste de Giverny. Elle s’articule autour de deux axes fondamentaux : d’une part l’élaboration d’un cadre réflexif pour l’étude des bibliothèques d’artistes et d’autre part la mise en accessibilité sur internet de ces bibliothèques et de leurs contenus. Ces outils numériques de consultation et de recherche sont développés en partenariat avec la BnF, qui dans le cadre du projet Gallica a déjà numérisé un certain nombre d’ouvrages, et avec la TGIR Huma-Num. À partir de l’exemple de la bibliothèque de Monet, cette communication se propose donc d’exposer les enjeux méthodologiques de ce projet, aussi bien d’un point de vue sémiotique que technique.

 

Foucault

Numériser les papiers de Foucault : enjeux scientifiques et techniques
Par Vincent Ventresque (ENS Lyon)

En 2008 l’équipe interdisciplinaire du projet ANR « La bibliothèque foucaldienne » a entamé un travail de numérisation et de mise en ligne des notes de travail de Michel Foucault, avec l’objectif d’étudier l’élaboration de la pensée du philosophe, sa méthodologie, son rapport aux sources.
Depuis 2011, un fonds de 822 fiches est consultable sur un portail web (lbf-ehess.ens-lyon.fr). Ce corpus, constitué essentiellement de fiches de lecture préparant Les mots et les choses, a été progressivement enrichi de ressources bibliographiques et d’outils d’aide à la consultation.
En 2013, les archives de Foucault ont rejoint la BnF. Nous envisagerons, dans ce nouveau contexte et dans l’hypothèse d’une collaboration élargie, des outils pouvant faciliter la découverte des contenus et leur mise en relation, et permettre à l’internaute de suivre les traces de Foucault en bibliothèque. Nous verrons également quelle incidence ces « traces de lecture » ont, en retour, sur les dispositifs numériques.

 

Bodmer lab

Le Bodmer Lab : littérature mondiale et numérisation
Par Jérôme David et Marc Kolakowski (Université de Genève), Nicolas Ducimetiere (Fondation Bodmer)

Le collectionneur et bibliophile Martin Bodmer a créé, au milieu du XXe siècle, une des plus grandes et des plus riches bibliothèques privées au monde. Cette bibliothèque, destinée à recueillir les productions les plus significatives de l’esprit humain telles qu’elles ont été transmises par l’écriture, est installée à Genève.
En 2015, l’Université de Genève et la Fondation Bodmer ont confié à une équipe de chercheurs, le Bodmer Lab, une double tâche.
Le projet consiste, pour une part, à numériser une partie des documents très rares, manuscrits ou imprimés, que renferme la collection. Le choix est dicté par les chercheurs qui mettront à profit les textes numérisés pour explorer de nouvelles voies de recherche. Les travaux portent par exemple sur les avatars des Faust de Goethe, les illustrations des fables à travers les âges, celles des récits de voyage au XVIe siècle ou encore les éditions très rares de Shakespeare et de l’époque élisabéthaine.
L’autre mission du Bodmer Lab est de saisir, à travers la numérisation du catalogue, quelle est la structure du fonds et comment il s’est efforcé de réaliser l’idéal d’une bibliothèque de la littérature mondiale.

 

LeCorbusier

Bibliothèques, économie de la contribution et coopératives de savoir
Par Vincent Puig (IRI, Centre Pompidou)

Quel pourrait être l’avenir des dispositifs de lecture en bibliothèque dans le contexte de numérisation généralisée des documents que nous connaissons aujourd’hui ? Dès lors que nos traces numériques sont automatiquement interprétées par les automates du web, comment ré-équiper un processus herméneutique et critique avec des outils de prise de note et de partage de lectures ? Quels standards d’annotation graphique doit-on développer pour cela ? Quels sont les problèmes d’attention que posent les nouveaux agencements d’objets spatiaux (tels que les textes) et temporels (tels que les documents audiovisuels) ? Comment favoriser de nouvelles pratiques contributives et de nouvelles formes de publication collaboratives ? Pour le dire en s’appuyant sur les concepts que nous développons à l’IRI dans le cadre du réseau Digital Studies, quelles sont les conditions organologiques (et instrumentales) qui peuvent favoriser un mode de lecture plus critique et une confrontation des jugements catégoriels des lecteurs dans des « cercles de lecture », voire dans des « coopératives de savoir » ?

 

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