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Dernière modification : 20 janvier 2017

Les printemps arabes sous le regard des femmes philosophes

Présentation du n°2-3 de la Revue des femmes philosophes de l’UNESCO

Printemps arabes, printemps durables ?
Ce que les femmes philosophes pensent du (nouveau) monde arabe / Ce que les femmes philosophes du (nouveau) monde arabe pensent

Les printemps arabes sous le regard des femmes philosophes

31 mai 2013
École normale supérieure, salle Dussane

 

Lancement de la deuxième publication de la Revue des femmes philosophes de l’UNESCO (n°2-3)

Organisation : Barbara cassin (labex TransferS / Centre Léon Robin), en partenariat avec le Département de philosophie de l’ENS, le Collège international de philosophie et la Délégation interministérielle à la Méditerranée

 

Un numéro double sur les printemps arabes

Depuis la fin de l’année 2010, les révoltes, les révolutions se sont succédées dans plusieurs pays du monde arabe, et d’abord en Tunisie et en Égypte. Fait nouveau : dans la rue, hommes et femmes luttaient au coude à coude, réclamant le départ des dictateurs et l’instauration d’un pluralisme démocratique. Ils exigeaient l’égalité des droits, et remettaient en cause le statut des femmes. Cette fois, les femmes participaient en personne, et non par délégation, à la création d’un monde nouveau.

La transformation se faisait, et se fait encore, avec des mots et des images que la philosophie permet d’interroger. Ce numéro porte sur ce que les femmes philosophes pensent du (nouveau) monde arabe, et sur ce que les femmes philosophes du (nouveau) monde arabe pensent, et précise d’emblée que le nouveau n’est jamais assuré, et surtout qu’il ne s’agit pas d’un singulier. Qu’on ne peut parler sans équivoque, ni d’« un » printemps arabe, ni d’« un » monde arabe.

Dans ce cadre, quel rôle ont joué, jouent, peuvent et doivent jouer les femmes philosophes, elles qui ne sont pas pour autant des philosophes de métier ? Comment parlent celles dont on n’a pas l’habitude d’entendre la voix ? La grammaire des révolutions a été bouleversée par la présence des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Comment les femmes se sont-elles saisi de ces outils éminemment politiques ? Les femmes et les jeunes ont-ils ouvert d’autres possibles dans l’espace public ?

Issu de huit pays, écrit en des langues « imparfaites en cela que plusieurs », traversé par des liens virtuels, assorti d’inventaires incomplets de sites et de publications, ce numéro participe à l’émergence de notre avenir incertain.

 

Des conférences, et une exposition « Rideaux de femmes » / « Tags, place Tarhir »

La présentation présentation s’accompagnera de photographies d’Arnaud du Boistesselin [France/Égypte] « Rideaux de femmes » et de Safaa Fathy [France/Égypte] « Tags, place Tarhir ».

Les deux échantillons de photographies rassemblés pour l’occasion montrent d’une part des rideaux cachant les femmes dans diverses mosquées, et d’autre part des tags sur les murs de la place Tarhir qui témoignent des événements dont elle a été le lieu.

Leurs auteurs seront invités à présenter quelques-uns de ces travaux à l’ENS le 31 mai 2013 lors des rencontres philosophiques organisées à partir de 19h en présence de représentants de la direction de l’UNESCO (Philippe Quéau), de l’École normale supérieure (Marc Mézard, Guillaume Bonnet) et de son Département de philosophie (Marc Crépon), d’auteurs du n°2-3 de la Revue (Aicha Barkaoui et Leila Bouasria [Maroc], Samia Kassab [Tunisie] et Dilek Sarmis [Turquie/France], et de membres de son Comité éditorial (Françoise Balibar, Barbara Cassin, Michèle Gendreau-Massaloux).

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