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Dernière modification : 16 mars 2017

Anne BEGENAT-NEUSCHÄFER

Institut de Philologie Romane, Aix-la-Chapelle (Allemagne)
Invitée de l’ITEM – mars et avril 2015

  Sommaire  

 

 


Hommage
Le labex TransferS joint ses pensées à celles de l’équipe « Manuscrit francophones » de l’ITEM (lire l’hommage dans la revue Continents Manuscrits)


 

 

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Le labex TransferS et l’ITEM invitent, du 1er mars au 30 avril 2015, le Professeur Anne BEGENAT-NEUSCHÄFER - Directrice de l’Institut de Philologie Romane de Aachen.

 

 

 Regards croisés sur les Francophonies du Nord et du Sud

Anne BEGENAT-NEUSCHÄFER, Professeur des Universités et directrice de l’Institut de Philologie Romane de Aachen, a été invitée par l’ENS et l’ITEM dans le cadre du labex TransferS pour une recherche et un séminaire de deux mois (mars et avril 2015) sur la génétique des écritures littéraires francophones du Nord et du Sud.

Depuis la création de l’État belge en 1830, les littératures et les arts de Belgique n’ont pas cessé de proclamer leur différence, voire leur indépendance et leur spécificité face aux normes et aux modèles de la France. Les années 1970 ont constitué un tournant quand le concept (ou le non-concept selon Jacques Sojcher) de belgitude fut lancé par Pierre Mertens et Claude Javeau. Les intellectuels belges revendiquaient alors violemment une voix spécifique, tout en gardant des liens privilégiés avec Paris. Écho lointain de la négritude et désir de reconnaissance, la belgitude s’appuie historiquement sur les liens territoriaux du Cercle des 17 provinces, réuni par l’empereur Charles V : un ensemble régional qui a appartenu d’abord aux habsbourgeois espagnols puis à leurs cousins autrichiens avant d’être rattaché par Napoléon à la France postrévolutionnaire.

Dans les textes littéraires, les traces de ce territoire de passage ont donné naissance à l’idée d’un pays de l’au-delà ou d’un pays-entre-deux, entre le monde du Nord et le monde du Sud : un pays qui aurait pour vocation de s’ouvrir à des espaces mentaux différents et de les traduire réciproquement. L’étude des textes nous montrera si la Belgique d’aujourd’hui se reconnaît encore dans cet imaginaire d’autrefois et comment, le cas échéant, elle y fait référence.

Un tournant semblable pour les pays africains de langue française a été constitué par la décolonisation et la décennie qui a suivi. Les effets du Parti unique sous Félix Houphouët-Boigny ont été admirablement et férocement notés par Ahmadou Kourouma dans son premier roman, Les Soleils des indépendances.

Le séminaire traitera des aspects moins connus de son œuvre en explorant ses archives, notamment ses pièces de théâtre qui ont été rédigées en grande partie dans le contexte du premier roman et qui étaient destinées à un large public. Il montrera comment l’auteur a malinkinisé la langue française afin de faire comprendre aux non-ivoiriens les espoirs et les désillusions de l’indépendance.

Les rapports à l’écriture en français, au manuscrit et à ses différentes étapes rédactionnelles, les relations entre le centre et la périphérie qui passent par la politique éditoriale, une appartenance multiple à des cultures différentes, voire divergentes : voilà quelques-unes des passerelles entre les francophonies du Nord et du Sud qui seront examinées au cours du séminaire.

 

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