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Dernière modification : 19 juin 2018

Mohamed TAHAR

Université de Tunis (Tunisie)
Invité de l’AOrOc – septembre 2018

À la rentrée 2018, le labex TransferS et Véronique Brouquier-Reddé (AOrOc) accueillent le professeur Mohamed TAHAR, de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Tunis.

 

Carthage et le monde grec – épigraphie punique

Les recherches que nous avons menées ont porté essentiellement sur l’épigraphie néo-punique et sur les rapports qu’entretenait Carthage avec le monde grec. En dépit de la nature de la documentation à notre disposition, en travaillant sur des aspects souvent négligés, nous avons tenté d’explorer de nouvelles pistes pour se démarquer de cette vision statique présentant l’histoire d’une métropole africaine de plus en plus absorbée par l’hellénisme et entretenant des rapports conflictuels avec ses voisins.

La métropole africaine exerçait sur les auteurs classiques un mélange étrange de fascination et de répulsion. Autour de cette image fugace, nous avons tenté, à travers une série de travaux, de faire comprendre les ressorts des récits à notre disposition. Nous avons été ainsi amené à nous occuper des prétendues visées d’Athènes sur Carthage réalité ou invention à travers les témoignages de Thucydide, Isocrate, Aristophane, Diodore et Plutarque. Les rapports de nature pacifique entre les Grecs et Carthage ont également retenu notre attention. L’étude du statut des commerçants carthaginois dans les cités grecques de la Sicile s’inscrit dans cette optique. L’analyse des vices accolés aux Carthaginois et repris à satiété par les auteurs anciens fut l’une de nos préoccupations. C’est dans cette perspective que s’inscrivent bon nombre de nos travaux ; l’impiété fut aussi au centre de deux articles. Ces études ont tenté de démontrer l’enchevêtrement entre le sacré, le politique et le culturel.

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