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Dernière modification : 9 janvier 2017

Les discours de la globalisation 2014-2015

THALIM

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Le projet de glossaire raisonné sur « Les discours de la mondialisation » consiste en un travail lexical de définition du terme « mondialisation » (ou globalisation) et de termes clés qui lui sont liés, tels que impérialisme, universalisme, transnationalisme, cosmopolitisme, histoire connectée, modernisme. Le projet vise à cerner des discours, variés et souvent discordants, liés à la mondialisation dans ses aspects historiques, culturels, littéraires et esthétiques (par contraste avec sa dimension plus strictement politique et économique). Le terme « discours » est entendu dans le sens que lui donne Michel Foucault dans L’archéologie du savoir (1969), c’est-à-dire comme un ensemble d’affirmations relevant d’un même système de formation (discours clinique, discours économique, discours d’histoire naturelle, discours psychiatrique). Les discours sont ainsi produits par des institutions particulières à l’intérieur d’une société, et donnent lieu à la circulation d’idéologies. L’objectif est donc d’analyser les phénomènes de transfert qui entrent en jeu quand les mots liés à la mondialisation sont employés dans différents contextes culturels, et de montrer comment le sens de ces mots change d’un contexte à un autre. La mobilité du sens se joue beaucoup dans le passage du lexique à la pratique, du mot au concept, ainsi, parfois, que dans la traduction d’une langue à l’autre, qui comme on le sait ouvre souvent la brèche à des glissements de sens.

Séminaire organisé par Christine Lorre-Johnston (christine.lorre [at] univ-paris3.fr)

 

Mardi 9 juin 2015 - Institut du Monde anglophone - Salle 33 (5 rue de l’École de Médecine, Paris 5e)

The Other Side of Jordan. Modernism and African Decolonization in Margaret Laurence’s Oeuvre
Lorenzo Mari - Post-doctorant, Université de Bologne, boursier Braudel, UMR THALIM/ARIAS, labex TransferS

Whereas the interpretation of Margaret Laurence’s oeuvre is often caught in the oscillation between a pre-eminently realist aesthetics and a feminist, modernist ideology, this paper focuses on the blurring of boundaries between these two positions as an essential move towards a different understanding of her oeuvre. Such a shift in perspective might be appreciated through an analysis of Laurence’s own “version” of modernism, which can be assessed both on the aesthetic and the political level. Starting from her first novel – This Side Jordan (1960) – and her collection of essays about postcolonial Nigerian literature – Long Drums and Cannons (1968) – this paper aims to retrace a modernist construction of characters and narratives in many of her novels, as well as the political and cultural impact of African decolonization on her writing as fitting with the most important issues of postcolonial African modernism.

 

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