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Dernière modification : 20 janvier 2017

De l’immortalité humaine

William James
Jim Gabaret (éd.)

De l'immortalité humaine
Crédits : Éditions Rue d’Ulm

La rhétorique du grand conférencier qu’était James donne à cet essai inédit en français l’élan d’une charge. Il bat en brèche deux pans d’un même esprit scientiste et matérialiste contre lequel il s’agit de se prémunir : car celui-ci empêche de concevoir une immortalité de l’esprit qui n’a pourtant rien d’impossible aux yeux de l’auteur. S’appuyant sur la psychophysiologie et sur les recherches psychiques et médiumniques de la fin du XIXe siècle, De l’immortalité humaine (1898) permet de comprendre en profondeur la méthode pragmatiste et l’empirisme radical, offrant des arguments encore puissants contre un réductionnisme qui n’a fait que s’accroître depuis, au sein des neurosciences notamment.

« Nous baignons, d’après James, dans une atmosphère que traversent de grands courants spirituels.
Si beaucoup d’entre nous se raidissent, d’autres se laissent porter.
Et il est des âmes qui s’ouvrent toutes grandes au souffle bienfaisant. Celles-là sont les âmes mystiques. »
Henri Bergson

 

Né en 1842, William James, frère de l’écrivain Henry James, est l’auteur d’une œuvre considérable tant en psychologie qu’en philosophie : il est, avec C. S. Peirce et John Dewey, l’un des pères du pragmatisme, qui fera des émules jusqu’en France, d’Émile Boutroux à Jean Wahl, et sera célébré par son ami Henri Bergson. Son œuvre se fonde sur une tentative d’élargissement de l’empirisme aux expériences psychologiques puis métaphysiques et religieuses. Il affirme l’autonomie du mental vis-à-vis de la physiologie dans un monde pluriel traversé de flux de conscience.

Jim Gabaret est ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, doctorant au centre de recherche Phico et chargé d’enseignement à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a traduit le récent recueil Le Pragmatisme comme philosophie sociale et politique (R. Frega éd., Le Bord de l’eau, 2015). Après des recherches à Princeton (Procter Fellow) et la direction d’un séminaire sur le pluralisme à l’ENS, il poursuit des travaux en lien avec le pragmatisme, tout en croisant des perspectives issues également de la phénoménologie et de la philosophie analytique, et en s’appuyant sur les données de la psychologie développementale et cognitive pour traiter dans sa thèse de la question de la permanence de l’objet.

 

W. James. De l’immortalité humaine. Paris : Éditions Rue d’Ulm , 2015, 140 p. ISBN 978-2-7288-0535-8

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