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Dernière modification : 28 avril 2016

À l’école d’Homère. La culture des orateurs et des sophistes

Sandrine Dubel, Anne-Marie Favreau-Linder et Estelle Oudot (dir.)

À l'école d'Homère. La culture des orateurs et des sophistes
Crédits : Éditions Rue d’Ulm

Homère « maître de rhétorique » ou Homère « premier sophiste », tel est le paradoxe d’une réception antique qui fait de l’aède de Chios le maître d’un idéal oratoire. Ce volume décline les différentes modalités selon lesquelles l’autorité d’Homère s’exerce ou se voit discutée, dans la formation rhétorique des élites d’abord, puis dans le discours des sophistes et des orateurs. Dans les multiples situations de communication auxquelles l’homme éloquent sait répondre – discours public, banquet, dialogue familier, cour impériale –, le Poète est souvent invité. Parler d’Homère, c’est se révéler homme de culture, mais c’est aussi cimenter cette culture, en empruntant, par les exemples et les citations homériques, un langage partagé par les Grecs, depuis l’Athènes classique jusqu’à l’époque byzantine.

 

Maître de conférences en langue et littérature grecques à l’Université Blaise-Pascal Clermont-Ferrand 2, ancienne élève de l’ENS, spécialiste de la description et de la littérature d’ecphrasis, Sandrine Dubel est l’auteur de plusieurs articles consacrés à la poétique homérique, la critique littéraire antique et la réception de l’épopée archaïque dans la poésie hellénistique et la littérature rhétorique d’époque impériale. Elle a codirigé avec A. Rouveret et V. Naas en 2006 un volume sur Couleurs et matières dans l’Antiquité et édité une anthologie des textes de Lucien de Samosate sur l’art (Portrait du sophiste en amateur d’art, 2014).

Maître de conférences en langue et littérature grecques à l’Université Blaise-Pascal Clermont-Ferrand 2, Anne-Marie Favreau-Linder consacre ses travaux de recherche aux sophistes de l’époque impériale d’un point de vue socio-historique et rhétorique. Elle a écrit plusieurs articles sur la déclamation grecque de cette époque et ses rapports avec la tradition classique comme avec d’autres genres littéraires contemporains tel que le roman. L’une de ses études récentes sur les Vies des sophistes de Philostrate porte sur le rôle de la citation poétique dans la mise en scène du sophiste et de son art.

Professeur de langue et littérature grecques à l’Université de Bourgogne, ancienne élève de l’ENS, spécialiste de la prose grecque d’époque impériale, Estelle Oudot a consacré plusieurs articles à la façon dont se réécrit l’histoire d’Athènes sous l’empire romain et, plus généralement, étudie les conceptions nouvelles de l’hellénisme propres à cette époque. Elle a collaboré à plusieurs traductions (Plutarque, Dialogue sur l’amour, 2005 ; Dion de Pruse, Ilion n’a pas été prise, 2013 ; Philostrate, Héroïkos, à paraître) et prépare un ouvrage sur le Panathénaïque d’Aelius Aristide.

 

S. Dubel, A.-M. Favreau-Linder et E. Oudot (dir.). À l’école d’Homère : la culture des orateurs et des sophistes. Paris : Éditions Rue d’Ulm, 2015, 304 p. ISBN 978-2-7288-0526-6

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