Publications

Pour accéder aux dernières parutions de la collection Armand Colin "Recherche" en partenariat avec le labex TransferS, cliquez ici

Ci-dessous, une liste (non exhaustive) de publications dirigées par des membres du labex et en lien avec ses différents axes de recherches.

Thumbnail imageAvant la fondation de Marseille par les Phocéens en 600 avant J.-C., le nord-ouest de la Méditerranée était pour les Grecs un terrain d’aventure et d’exploration. Ils y cherchaient des produits rares, comme le cuivre, l’étain mais aussi l’ambre, qu’ils pensaient créée par les derniers rayons du soleil solidifiés dans l’Océan. Ils croyaient aussi y trouver les peuples des confins septentrionaux du monde, comme les bienheureux Hyperboréens, et la descendance du Soleil – les Héliades qui, disait-on, pleuraient leur frère Phaéton sur les rives d’un fleuve mythique de ces contrées, l’Éridanos. Cette géographie mythique des confins du monde vers le Couchant d’été a laissé quelques traces dans la littérature grecque archaïque.
Elle peut aussi être reconstituée grâce à l’étude d’une série très particulière de vestiges archéologiques distribués largement entre le Centre de la France, le Languedoc, la Sicile, la Grèce et les rives de la Mer Noire. Ces ensembles exceptionnels nous donnent des indications sur les parcours maritimes suivis par les pionniers, mais aussi sur le contexte économique et les conceptions religieuses et mythiques dans lesquelles ces explorations prenaient place.
Du Languedoc à la Sicile, ce catalogue, auquel ont participé plus de quarante auteurs, suit le parcours fabuleux de ces objets, la plupart du temps des parures féminines en bronze. Il retrace ces parcours complexes d’un bout à l’autre du monde connu des Grecs, du cœur de l’Europe celtique et du Caucase jusqu’aux grandes cités grecques de la Méditerranée centrale et occidentale. Organisé en sept chapitres, cet ouvrage aborde non seulement les questions de circulations des bronzes, mais aussi leur usage et raconte comment d’objets de parures, certains bijoux gaulois entrent dans les pratiques rituelles et magiques des Grecs.

Stéphane Verger et Lionel Pernet, Une Odyssée gauloise. Parures de femmes à l'origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule, Errance, 2013.

Accéder au site de l'éditeur (Errance)

Marcel Proust a trente ans en 1901. Il meurt en 1922. C’est dire qu’il a plus vécu au XIXe qu’au XXe siècle. Son œuvre puise ses affinités esthétiques dans le siècle de Baudelaire, de Wagner et de Ruskin, mais lui échappe cependant. Comme elle échappe au XXe siècle. Sans doute ce partage n’a-t-il pas de sens en soi ; mais toute grande œuvre manque d’aplomb : les œuvres assurées passent de mode, celles qui deviennent classiques sont ambiguës. C’est parce que la Recherche du temps perdu est irréductible aux deux siècles, qu’elle continue de fasciner.
Ce livre essaie de comprendre la puissance paradoxale du roman de Proust en le confrontant à quelques lieux communs fin de siècle : le débat entre les conceptions organique ou fragmentaire de l’œuvre d’art, la sexualité décadente, la science psychiatrique ou étymologique, l’idée de progrès en art, la naissance du mythe de l’avant-garde, etc. Comment Proust les a-t-il côtoyés et de quelle façon les a-t-il transformés ? Par quels retours à d’autres siècles aussi ?
Deux ombres ne quittent jamais Proust : Racine et Baudelaire, dont les destins critiques se croisent étrangement avant 1900. On découvre alors la violence chez le dramaturge et le classicisme chez le poète maudit. Ils deviennent frères, et Proust entre deux siècles, c’est aussi Proust entre ces deux poètes.

À l’occasion du centenaire du Catalogue des sculptures grecques, romaines et byzantines de Gustave Mendel, l’exposition « Éclats d'antiques : sculpture et photographie, Mendel à Constantinople il y a un siècle » (INHA, avril-juillet 2013) en retrace les étapes d'élaboration. Catalogue de l'exposition, cet ouvrage est destiné à donner l’image d'un double processus en miroirs : le musée est l’image européenne et historique de l’empire ottoman, et les photographies transfèrent dans la modernité scientifique des images d’antiques. Archéologue français du début du siècle, Mendel est un trait d'union entre Orient et Occident autant qu'entre passé et présent. C'est de cet échange que va naître l'archéologie moderne.

Martine Poulain, François Queyrel et Gérard Paquot, Éclats d'antiques. Sculptures et photographies, Gustave Mendel à Constantinople, Armand Colin, coll. «  Recherches », 2013.

Une écriture des gestes est-elle seulement imaginable ? Quelle forme pourrait-elle prendre ? Dans quelle mesure serait-elle semblable aux écritures des langues vocales ? Cet ouvrage aborde des thèmes entièrement inédits, s'appuyant sur les résultats des études des langues des signes des Sourds, et décrit, pour la première fois en France, la langue des signes des Indiens des Plaines de la fin du XIXe siècle.

Pierre Déléage, Le geste et l'écriture. Langue des signes, Amérindiens, logographes, Paris, Armand Colin, coll. "Recherches", mars 2013.

Cet ouvrage a été oublié avec le soutien du labex Transfers.

Voir la présentation sur le site de l'éditeur

Sommaire :
1. La langue des signes des Indiens des Plaines
2. Décrire et écrire les langues de signes
3. Pictographie, idéographie, logographie, phonographie
4. L’écriture de Lewis F. Hadley
5. L’écriture logographique de Joseph Piroux
6. L’écriture attachée des Micmacs
7. Invention et stabilisation de l’écriture

Plus d'articles...