Présentation Projet scientifique du labex TransferS
Index de l'article
Projet scientifique
A - Cultures et périphérie
B - Penser en langues et traduire
C - Esthétiques de la translation
D - Histoire des sciences et décentrement
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Les sciences humaines et sociales ont du mal à appréhender ce phénomène à tous égards essentiel pour les sociétés contemporaines qu’est la mondialisation. Leur difficulté est liée à plusieurs points de blocage que le projet de LabEx présenté par des laboratoires du Collège de France et de l’ENS-Ulm se propose de lever.

Nous abordons d’emblée cette question dans une temporalité longue, car elle seule permet de dégager les constantes anthropologiques qui en définissent les contours.  Et nous la posons au point de convergence de différentes approches disciplinaires —relevant tant de l’histoire matérielle et des sciences humaines que des sciences sociales— qui en éclairent chacune un aspect, afin d’élaborer un langage commun, attentif aux déplacements et aux traductions, pour mieux en penser l’ensemble.

Cette méthodologie implique une critique des universaux au profit d’une réévaluation du particulier et des circulations qui, en le constituant, font de lui le cadre pertinent d’une pensée du global. Longtemps centrées sur l’exploration de constructions identitaires, les sciences humaines et sociales connaissent depuis un certain temps déjà un tournant perceptible. Il s’agit désormais de montrer que ces constructions reposent, non seulement sur des importations dans la longue durée, mais aussi sur des transformations sémantiques qui accompagnent le déplacement des objets, tant intellectuels que matériels, dans l’espace et dans le temps. Le présent projet souhaite tester la validité de ce modèle à partir de cas de figure étroitement articulés entre eux et largement abordés avec l’aide de l’outil numérique. Un tel questionnement contribuera à définir de nouvelles interactions en matière d’humanités numériques.