| Histoire et fondements du localisme – regards croisés Épistémologie, philosophie, psychologie, linguistique | | | | Organisée dans le cadre du projet De l’espace au temps : cadres de références et interférences culturelles du Labex TransferS
Le localisme est la thèse selon laquelle les relations spatiales jouent un rôle fondamental dans les langues. En linguistique, cette thèse s’appuie sur le fait que l’expression des relations spatiales sert fréquemment de modèle à l’expression de relations non spatiales, qu’il s’agisse de notions grammaticales ou lexicales. L’explication donnée est d’ordre cognitif : si les relations spatiales jouent ce rôle de lexicalisation, elles le doivent à leur importance dans la cognition humaine. Du point de vue cognitif, les relations spatiales sont un moyen privilégié d’appréhension de domaines plus “abstraits”, ou de structuration de domaines “amorphes”, comme le temps.
Le localisme est une thèse ancienne, apparemment liée à l’empirisme, et très discutée au XIXème siècle en théorie des cas.
Il s’agira ici de comprendre pourquoi et comment cette thèse s’est perpétuée, a resurgi et quels champs disciplinaires s’en sont emparés ; il s’agira aussi d’examiner les formes de localisme et leurs fondements empiriques, et de questionner son universalité. La discussion s’efforcera de croiser les points de vue de la linguistique, de la psychologie et de la philosophie.
Benjamin Fagard (Lattice, CNRS & ENS) & Jean-Michel Fortis (HTL, CNRS & Université Paris VII)
Exposés de Jordan Zlatev (Lund), Chris Sinha (Lund), Heinrich Hettrich (Würzburg), Jean-Michel Fortis (HTL), Sylviane Schwer (LIPN) et Jean-Marie Fournier (HTL).
Les lieu et horaires seront précisés ultérieurement. | | Lieu ENS | | Contact
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